Hommage à la famille de Léon Campagna

Témoignage à Marie-Thérèse

Aline Campagna, centenaire

Alfred Campagna

Père Joachim Campagna

Père Gérard Campagna

 


  

HOMMAGE À LA FAMILLE DE LÉON CAMPAGNA

        À la page 1504 du bulletin des Familles Campagna écrit par le Frère Dominique, on peut lire que: " le terrain où se trouve notre monument appartient à la famille Léon Campagna de père en fils, pour des siècles et des siècles ".

         Le cours de l'histoire est changé.  Le 2 mars 1997, le secrétaire de l'Association des Familles Campagna et Alliées, Raynald Campagna, reçoit un appel téléphonique de René Campagna, fils de Léon, qui avise que la famille de Léon Campagna est prête à vendre ou donner à l'Association, le terrain où est situé le monument des Familles Campagna et Alliées à St-François de l'Ile d'Orléans.  René a confirmé l'offre par écrit par la suite.

        Après avoir contacté les membres du Conseil d'administration, il a été résolu d'accepter l'offre généreuse de la famille de Léon Campagna et de désigner le secrétaire de l'Association pour signer le contrat devant notaire pour l'achat du dit terrain, pour une valeur symbolique de 1$.

        Le 14 avril 1997, le notaire Jean-Pierre Paquet, René Campagna, Raynald Campagna, Murielle Gingras (photographe) se rendent au Centre Hospitalier Chauveau à Loretteville pour rencontrer Léon Campagna et son épouse Marie-Thérèse Dumas pour signer le contrat de changement de propriétaire.

        Qui est ce Léon Campagna?

        C'est en lisant les premiers numéros des bulletins des Familles Campagna qu'on constate que c'est lui, avec le Frère Dominique, qui a allumé et tenu le flambeau des débuts toujours pénibles d'une nouvelle association. La première oeuvre concrète étant d'acheter un terrain pour y ériger un monument en l'honneur de Mathias Campagna, notre premier ancêtre en Nouvelle- France.

        En février 1962, dans un de ses premiers bulletins, le Frère Dominique lance un appel: " que ceux et celles qui ont des idées pour des inscriptions à mettre sur le dit monument, fassent valoir leur talent " (volume 1, no 8). Il se promet de faire un voyage à l'île d'Orléans au cours de l'été.

        Le Frère Dominique écrit en septembre 1962: " Si j'ai fait un beau voyage, c'est grâce à M.et Mme Léon Campagna.  Ils m'ont reçu comme un de leurs enfants.  Avec Léon et ses deux enfants, nous sommes allés voir le propriétaire actuel de la dite terre. M. Lemelin est prêt à donner le terrain pour installer un monument ".

        Léon et sa famille avaient une propriété (chalet) dans la paroisse Saint-Laurent de l'Ile d'Orléans. Il a répondu à l'appel du Frère Dominique et les choses n'ont pas traîné en longueur. Le Frère Dominique écrit: " M. Léon Campagna m'a conduit au Bureau d'enregistrement à St-Laurent; puis il a trouvé le notaire pour faire le contrat d'achat du terrain.  Le soir, après souper, avec le notaire Baillargeon, sommes allés à St-François régler l'achat du dit terrain, lotisé sous le numéro 241-6 de la paroisse St-François de l'Ile d'Orléans.

        M. Léon Campagna, en son nom et ses descendants, s'est porté acquéreur d'un terrain de 10 pieds par 10 pieds, sur le bord du Chemin du Roi, à 149 pieds de la borne sud, de la terre de M. Lemelin, autrefois la dite terre appartenant aux Campagna; Mathias l'avait achetée de Mgr de Laval en 1667.  Entre notre terrain et le fleuve, à quelque 300 pieds se trouve encore la vieille maison des Campagna, construite vers 1730 par Charles Campagna et ses fils. "(vol.1,no10) L'association n'ayant pas d'existence légale ne pouvait s'en porter acquéreur.

        Le 7 octobre 1962, à la 2e réunion des Familles Campagna tenue au Cap-de-la-Madeleine, Léon, professeur à l'Institut de Technologie de Québec, fait la lecture du contrat le constituant propriétaire d'un lot de 100 pieds carrés acheté du propriétaire de l'ancienne terre des Campagna, en vue d'y installer le monument.  Léon est élu président actif, verse une contribution de 100$ et s'engage à préparer à ses frais une plaque de bronze avec les inscriptions d'usage.

        Les Campagna se donnent rendez-vous le 30 juin 1963 à St-François de l'Ile d'Orléans pour visiter la vieille maison des Campagna qui sert de hangar depuis 1927 et prendre un dîner champêtre à la résidence de Léon Campagna.  Cette rencontre est une réunion préparatoire au Tricentenaire de l'arrivée de Mathias, notre premier ancêtre.

        À cette occasion, Léon dévoile une plaque en aluminium laquelle servira pour le modelage en bronze qui sera fixé au monument.  Léon est alors élu président du comité organisateur des Fêtes de 1964 (vol.1,no16).  Les souscriptions recueillies permettront d'acheter le ciment et la pierre.  Léon et ses fils creuseront la fondation et prépareront les formes.

        Le 13 juin 1964, le Frère Dominique et Léon Campagna accompagneront le camion de la carrière Martineau de St-Marc de Carrière pour poser ledit monument qui fait 5 pieds de base en largeur, par 8 pieds de hauteur et 15 pouces d'épaisseur et pèse 5100 livres.  Il a coûté 245$.  La plaque de bronze est l'oeuvre de Léon Campagna.  On peut y lire: " Hommage à Mathias Campagna et Suzanne Aubineau venus d'Angoulin (près de LaRochelle) France en 1664 et établis sur cette concession en 1667.  Association des Familles Campagna ".  Sous la plaque de bronze sont écrits les noms de Léon Campagna et le nom de l'élève qui lui a aidé à fabriquer la dite plaque.  Le monument fut fabriqué avec une pierre de granit vert provenant de Rivière-à-Pierre dans le comté de Portneuf.

        Le 5 juillet 1964, Léon Campagna et la parenté sont prêts à accueillir les Campagna.  138 personnes participent au banquet dans la salle de l'école St-François, 300 personnes avaient assisté à la messe, tandis qu'on retrouvait quelque 500 personnes au dévoilement du monument y compris le Consul de France.  Léon agissait comme maître de cérémonie.  Par la suite, les participants se sont rendus visiter la vieille maison pour ensuite se rendre au chalet de la famille de Léon Campagna.

        C'était un vrai charme d'entendre Léon servir de guide pour la visite de la vieille maison, nous décrire les divers instruments d'usage, le lit des maîtres avec le rideau.  On aurait crû y voir circuler nos ancêtres.  D'ailleurs, son père Trefflé, fils d'Etienne, est né dans cette maison.  Cette maison qui fut vendue par shérif en juillet 1877.  La famille Blouin l'a acquis du shérif, avant de la céder à la famille Lemelin, le père de François Lemelin, propriétaire actuel.

        On peut donc constater que Léon Campagna a été un pionnier dans notre association et qu'il a collaboré grandement à maintenir le flambeau " Fidèles à nos Pères ".  Il a de plus organisé deux autres rencontres où il était maître d'oeuvre.  Léon et son épouse Marie-Thérèse ont été décorés de la Médaille d'Honneur des Familles Campagna.

        L'Association des Familles Campagna et Alliées, dûment constituée, apprécie beaucoup le geste posé par la famille de Léon Campagna en nous rendant propriétaires du dit terrain.

        Mercis sincères à toute la famille: Léon, son épouse Marie-Thérèse, Michel, Danièle, Colette, Etienne, Geneviève, René et Jean. Merci à Raynald Campagna pour son implication dans ce dossier et pour avoir signé ce très beau texte.



  

TÉMOIGNAGE À MARIE-THÉRÈSE

        Le 19 octobre 1997 s'éteignait une noble dame Campagna, à l'âge de 93 ans.  C'était Marie-Thérèse Dumas, épouse de Léon Campagna depuis 62 ans.  Elle fut la première femme à être présidente de l'Association des familles Campagna, dans les années soixante.  Elle laisse dans le deuil outre son mari Léon, ses sept enfants,  21 petits-enfants, 10 arrière-petits- enfants ainsi que beaucoup d'amis.  Lors de ses funérailles, le 23 octobre, l'église était remplie de gens de partout venus lui rendre un dernier hommage.  Voici le témoignage que lui a apporté son fils Michel durant la cérémonie.

       " Marie-Thérèse est née en 1903 à St-Casimir de Portneuf.  Première de classe, elle poursuivit ses études jusqu'au diplôme d'institutrice et de maîtresse de musique.

        Sa mère, malade, avait besoin d'aide et de soins.  Marie-Thérèse s'est investie avec amour dans un premier exercice de dévouement.  Quand la santé de sa mère le permit, Marie-Thérèse a décidé de pousser le dévouement plus loin, comme missionnaire chez les Soeurs d'Afrique.  Hélas, les bonnes soeurs ont craint pour sa santé dans le climat africain, ce qui mit fin à ce second exercice.

        Après avoir été courtisée par Léon, elle accepta sa demande en mariage.   Un mariage chrétien; un engagement volontaire et indissoluble, dans l'amour, le partage, le don de soi, le dépassement, la confiance et la fidélité.  Marie-Thérèse était une femme volontaire, capable de s'engager sans retour; une femme déterminée, de substance et de constance, et dotée en plus de mille talents.

        Elle s'est affirmée comme une femme d'amour, par choix conscient et délibéré.
                    Un amour actif
                    Un amour inconditionnel
                    Un amour inépuisable

        Tous en témoignent, son hospitalité est légendaire, nos cousins, nos amis se rappelent notre mère si douce.  Que de temps elle a consacré à recevoir les confidences des uns et des autres, malgré ses charges, sept enfants en dix ans.  Plus que tous, nous ses enfants et son mari Léon, avons su ce que c'est d'être intensément aimés.  Je dis plus, car ma mère n'oubliait jamais son ordre de priorité.

        C'est ainsi qu'au cours de ses dernières années, Marie-Thérèse a porté moins d'attention aux trivialités de la vie courante.   En bonne gérante, elle a centré ses forces déclinantes sur sa croissance finale.

        Au fil des jours, son âme devenait plus transparente et nous avons pu en apercevoir la beauté.  Ses proches en témoignent, avec admiration.  Marie-Thérèse a été patiente et elle a accepté de vivre cette ultime étape jusqu'au plus noble niveau.  Prête à partir depuis longtemps, elle a attendu que ses sept enfants soient réunis autour d'elle et prit le temps d'entendre leurs dernières confidences.

        Sa dernière pensée a été pour son Léon, car au moment même ou nous avons promis solennellement de prendre bien soin de notre père, elle a laissé son corps expirer.  Elle attendait ces mots pour s'envoler vers la lumière...

        Marie-Thérèse, nous allons t'aimer toujours.  Merci pour tout.

        Bravo pour Marie-Thérèse au plus haut des Cieux.

                                                                   Ton fils Michel."

 


  

ALINE CAMPAGNA, CENTENAIRE

Aline Campagna est devenue la première centenaire de notre association. Elle a fêté ses 100 ans le 11 février 1999. Pour l’occasion elle a reçu des hommages de la mairesse de Cookshire, du maire de la paroisse de St-Camille où elle est née, un hommage écrit de l’Abbé Léo-Paul Jacques, son filleul, en plus de sa bénédiction, aussi un hommage de l’Association des Familles Campagna. En plus l’Association lui a remis la médaille Fidélité-Campagna gravée à son nom et au nom de sa fille Lucille qui en a pris soin depuis plusieurs années.

Aline est née le 11 février 1899, à St-Camille de Wolfe, fille de Delphis Campagna et Elzire Boutin. La cigogne a bravé une grosse tempête de neige pour arriver. Le lendemain, ils ont emmailloté le joli poupon, aidé d’Anthyme Campagna et son épouse Marie Charland, pour la baptiser sous les prénoms de Marie Aline Evelyne Campagna.

Aline était la neuvième enfant de la famille de treize. Elle avait 9 frères et 3 sœurs : Cyrille, Félix, Arthur, Antonio, Alfred, Emile, Oscar, Ovila, Arsène, Elmina, Alida et Henriette. Elle aimait aider sa mère à la maison, dans les travaux ménagers quotidiens. Elle allait à l’école du village. Alors qu’elle a 7 ans, sa famille décide d’aller s’établir à Sanford dans le Maine. Ils reviendront au bout de quatre ans à St-Camille. Elle travaille à Sherbrooke, dans les maisons privées comme femme de ménage. 

Puis un beau jour, elle rencontre son prince, Phébia Lapointe. Mais la famille retourne à Sanford où Aline travaille dans une manufacture de laine. Mais l’amour l’emporte et Aline retourne à St-Camille pour revoir son Phébia.

Ils se marient et habitent une ferme pendant plusieurs années. De cette union sont nés : 

Annette qui épouse Clément Vallières
Paul qui épouse Laurette Dussault
Madeleine qui épouse Simon Lussier
Lucille qui épouse Lionel Campagna
Bruno, décédé à l’âge de deux semaines

Aline a beaucoup travaillé sur la ferme. Phébia tombe malade et décède en 1952. Un an plus tard, Aline déménage chez sa fille Lucille à Cookshire. Elle a vécu de nombreuses années chez sa fille. Lucille en a pris bien soin. À ses 96 ans, elle a dit : “ Le Seigneur m’a oubliée, mais faut croire que quelqu’un a besoin de moi, encore ici. ”

Elle compte plusieurs petits-enfants et arrières-petits-enfants. Aline a été une mère très dévouée pour ses enfants. Elle aimait travailler de ses mains et était très habile. Elle faisait des conserves, filait la laine, tricotait, tissait et faisait de la couture. C’était une belle femme, dans tous les sens du mot. Elle était riche en bonté et en sagesse. 

Aline Campagna est décédée le 21 avril 1999, à l’âge de 100 ans et deux mois.
Hommage soit rendu à ALINE CAMPAGNA et à sa fille LUCILLE qui en a pris soin!


 

ALFRED CAMPAGNA

Alfred est le fils de Eugène Campagna et Marie Poulin. Il est né le 7 janvier 1913 à Woburn. Alfred épouse le 24 juin 1944, Imelda De la Fontaine à Cookshire, fille d'Henri De la Fontaine et Delphine Beaudoin de Cookshire. Ils s’établissent à Woburn.


Ils ont 12 enfants: Paul, Marc marié à Yvette Toulouse, 1947 Richard marié à Diane Woods en 1974, Colette mariée à Réal Guillemette, 1949 Michel marié à Aline Dumont en 1972, Carole mariée à Roch Cloutier, Francine mariée à Renald Roy, Gisèle mariée à Jerry Perron en 1972, Suzanne mariée à Jacques Lagrandeur, 1958-1995 Christiane mariée à Michel Boislard en 1981, Guy, Lynda mariée à Jean Vézina.


Alfred est un bon fabricant de couteaux pour dépecer le poisson et les orignaux. Alfred est président du rassemblement des Familles Campagna 1972 à Woburn. Il y érige un monument en l'honneur de Moïse Campagna, premier défricheur de Woburn. Il dévoile aussi le 29 juin 1986, une plaque en hommage à son ancêtre Pierre Campagna, sur une grosse pierre gisant sur le terrain de l’Hôtel de Ville de Cap-Rouge, terre ayant appartenue à son ancêtre. Ils ont fêté leurs 50 ans de mariage le 24 juin 1994. Ils ont assisté à plusieurs rassemblements des familles Campagna. Ils forment une belle grande famille.


   

PÈRE JOACHIM CAMPAGNA


Il est né le 19 janvier 1915. Il est baptisé par le vicaire Albert Clair. Parrain : Isaïe Provencher, marraine : Octavie Fortier. Éliza et Albanie en prennent bien soin.


Il va à l’école du rang et fait ses études au Collège Ste-Anne de La Pocatière, sous la protection de son grand frère Elzéar, de 1929 à 1938.


Le 17 juillet 1938, il entre dans la Communauté des Oblats Marie-Immaculée. Il fait son noviciat à Ville LaSalle où il fait ses Premiers Vœux le 21 juillet 1939, puis son Scolasticat en 1940, ses Vœux Perpétuels en 1942. Il poursuit ses études théologiques à Battleford en Saskatchewan. Il fait son Diaconat le 21 avril 1943 à Prince Albert.


Il est ordonné prêtre le 19 juin 1943, en la Cathédrale d’Ottawa. Il est curé à Falher en Alberta en 1944, fait son apostolat missionnaireà Grouard en Alberta. En 1955, il est curé à Guy en Alberta, puis à Fort Vermillion, à Paddle Prairie et à Alberta Beach au Lac Ste-Anne. Il est missionnaire auprès des amérindiens de l’ouest canadien.
On le surnomme “ Sweet Father ”. Il fête ses 50 ans de vie religieuse en 1989. Il habite avec les Cris et les Métis.


 

PÈRE GÉRARD CAMPAGNA

Il est né le 4 mars 1912, à St-Paul de Chester. Baptisé par le vicaire Lassonde. Parrain : Georges Campagna, marraine : Aglaé Bergeron.


Il va à l’école du rang et a une belle relation avec son grand-père Jean. Il poursuit ses études au Séminaire de Nicolet en 1925. Il rêve d’être missionnaire au Mandchourie. C’est pour cela qu’il entre au Séminaire de la Société des Prêtres des Missions Étrangères à Pont-Viau, le 1er septembre 1933. Il étudie la théologie et est ordonné prêtre le 29 juin 1937, en la cathédrale de Sherbrooke par Mgr Prud’Homme. Il dit sa première messe, le lendemain, à St-Paul de Chester.


En 1937, il étudie la sociologie à l’Université Louvain en Belgique.  La Belgique est envahie par Hitler et il doit revenir au Canada en 1940. Puis en septembre 1940, il doit se rendre en mission aux Philippines.  Il est vicaire de la paroisse de San Pedro à Davao City.  Il fonde la nouvelle paroisse de Malita en septembre 1941. La Guerre du Pacifique éclate et les Japonais envahissent le pays et des confrères sont assassinés par les Japonais. Le Père Gérard Campagna est interné avec 200 américains, le 14 septembre 1942, dans un camp de concentration à Malita.  Il enseigne aux internés. Puis ils sont transférés dans un autre camp à Davao City, puis dans un autre à Matina.  Ils sont finalement conduits à Manille par cargo.  Ils sont 3700 prisonniers entassés dans une salle. La nourriture est rationnée. Le 3 février 1945 ils sont libérés. Gérard retourne à Davao City et reconstruit le village.  Il fonde la Confraternité de la Doctrine Chrétienne en 1946. Il quittera les Philippines en 1948.


Il est alors élu 3e assistant et Secrétaire Général de la Société des Missions Étrangères. Le 10 septembre 1958, il devient missionnaire à Cuba. Le président Batista est renversé au pouvoir.  Fidel Castro arrive le 1er janvier 1959 et oblige les prêtres à quitter le pays, puis se ravise mais leur donne peu de liberté. Le Père Gérard fonde une école technique ouvrière à Mantanzas et la jeunesse Ouvrière Catholique (J.O.C.). Des prêtres quittent mais le Père Gérard reste. Il perd son école technique et le 17 septembre 1961, il est expulsé de Cuba. Il va en Espagne sur le navire “ Cavadonga ”.  Il est expulsé avec 110 prêtres et 20 frères, même Mgr Boza, évêque de La Havane. Ils feront un pèlerinage en Europe.


Puis arrivent les excuses de Cuba.  Le 18 novembre 1961, il retourne à Cuba.  Il est nommé curé à San Pedro de Mantanzas. Il vit dans le système totalitaire de Castro qui contrôle tout.  C’est la terreur.  On enseigne la propagande communiste dans les écoles. C’est la haine contre la religion et on fait le rationnement de la nourriture.


De 1963 à 1975, il est Vicaire Général du diocèse de Mantanzas.  Puis en 1964, il est nommé Supérieur Régional des prêtres des Missions Étrangères à Cuba.  Il sera à Cuba durant 24 ans et cela dans la période la plus difficile de ce pays.


Le Père Gérard parle plusieurs langues.  Il est aumônier à Laval. Il fête ses 50 ans de vie religieuse, le 28 juin 1987, ses 60 ans de vie religieuse en 1997.


Il a écrit un très beau livre, ses expériences vécues aux Philippines et à Cuba, livre intitulé “ Mes Camps de concentration ”.  Il y raconte ses années de vie missionnaire.